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Parcours de crèches

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La tradition de la crèche

La crèche est la mise en scène de la Nativité. Le mot désigne à l’origine la mangeoire pour bestiaux dans laquelle la Vierge aurait couché l’Enfant Jésus.

François d’Assise est considéré comme l’initiateur de la crèche moderne en représentant pour la première fois, dans une grotte, la naissance de Jésus entre le bœuf et l’âne. Des théologiens de l’antiquité chrétienne proposent une explication allégorique à leur présence dans la crèche : le bœuf représente le peuple juif, l’âne, considéré comme une bête impure, évoque les païens ; à eux deux, ils représentent l’humanité réunie pour accueillir le Sauveur. 

A partir du XVIe siècle, les premières crèches contemporaines apparaissent dans les églises. Elles sont alors d’origines et de conceptions différentes. Principalement présentes dans le Sud de l’Europe, elles sont parfois raffinées, aux traits expressifs et aux vêtements très colorés, d’autres fois, de plus petites dimensions, nichées dans des paysages représentant la campagne sicilienne, ou encore, de façon plus modeste, confectionnée avec de la mie de pain. En Provence, des santons sont également créés à la fin du XVIIe siècle.

Crèche de Noël
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Les premières traces de l’usage de crèches en Alsace se trouvent dans les illustrations de l’Hortus Deliciarum, encyclopédie chrétienne datant du XIIe siècle. La première crèche domestique mentionnée à Strasbourg était la propriété de l’Ammeister (le maire) Peter Schott au XVe siècle. 

Mais ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que les crèches sortent des églises pour venir orner les foyers catholiques pendant la période de Noël. A l’origine, elles sont rudimentaires : il n’y a qu’un seul personnage, l’Enfant Jésus, emmailloté dans des langes. La tête est modelée dans la cire et le corps constitué par un morceau de bois enveloppé de tissu. Bientôt, d’autres personnages apparaissent : Marie, Joseph, les bergers et les rois mages. 

En Alsace, la tradition est de laisser la crèche en place sous le sapin jusqu’à la Chandeleur (2 février) et de n’y placer le petit Jésus que dans la nuit du 24 au 25 décembre.

Texte : Adrien Fernique et Jean-François Kovar