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Parcours de crèches

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Les crèches sont présentes au Palais épiscopal rue Brulée, à la Cathédrale de Strasbourg, dans les vitrines des magasins de la rue des Juifs, place du Château, ainsi qu’au Musée Alsacien.

 

La Crèche vivante œcuménique

Incontournable et symbolique pendant la période de Noël, découvrez cette année une animation unique : le spectacle de la crèche vivante qui raconte la magie de la nuit de la Nativité à travers différentes représentations. Retrouvez les comédiens et les animaux de la crèche dans une atmosphère chaleureuse et conviviale. Par la Cathédral de Strasbourg et le Temple-Neuf.

Les 23 et 24 novembre, les 30 novembre et 1er décembre, les 7 et 8 décembre, les 14 et 15 décembre, les 21 et 22 décembre, toutes les 20min de 15h à 18h, place du Château. Tous publics - Gratuit

La grande crèche de la cathédrale

La grande crèche de 1907 de la Cathédrale Notre-Dame présente cinq scènes : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des mages et la Présentation au temple.
Du 23 novembre au 2 février, dans le bas-côté sud de la Cathédrale Notre Dame de 8h30 à 11h15 (sauf dimanche matin) et de 12h45 à 17h30. Tous publics - Gratuit

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Crèche-reliquaire du Musée Alsacien

Cette crèche-reliquaire est un objet exceptionnel par sa taille, sa composition et son excellent état de conservation. Elle s'inscrit dans la tradition des "boîtes-paradis" confectionnées au 18e siècle dans les couvents qui représentaient la Nativité dans un environnement de fleurs et d'animaux. A l'intérieur d'une vitrine garnie de papier doré, la crèche se compose de santons provençaux de couleurs vives placés dans un environnement foisonnant en papier découpé qui restitue aussi bien l'illusion des plantes, des nuages ou de la paille. Elle est un témoignage de la dévotion à la crèche qui se pratiquait essentiellement dans les familles catholiques.

Ouvert du lundi au dimanche (sauf mardi), 10h-18h, fermé le 25 décembre et le 1er janvier. Tarifs : 6,50€ (tarif réduit 3,50€), gratuit pour les moins de 18 ans.

La tradition de la crèche

La crèche est la mise en scène de la Nativité. Le mot désigne à l’origine la mangeoire pour bestiaux dans laquelle la Vierge aurait couché l’Enfant Jésus.

François d’Assise est considéré comme l’initiateur de la crèche moderne en représentant pour la première fois, dans une grotte, la naissance de Jésus entre le bœuf et l’âne. Des théologiens de l’antiquité chrétienne proposent une explication allégorique à leur présence dans la crèche : le bœuf représente le peuple juif, l’âne, considéré comme une bête impure, évoque les païens ; à eux deux, ils représentent l’humanité réunie pour accueillir le Sauveur. 

A partir du XVIe siècle, les premières crèches contemporaines apparaissent dans les églises. Elles sont alors d’origines et de conceptions différentes. Principalement présentes dans le Sud de l’Europe, elles sont parfois raffinées, aux traits expressifs et aux vêtements très colorés, d’autres fois, de plus petites dimensions, nichées dans des paysages représentant la campagne sicilienne, ou encore, de façon plus modeste, confectionnée avec de la mie de pain. En Provence, des santons sont également créés à la fin du XVIIe siècle.

Crèche de Noël
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Les premières traces de l’usage de crèches en Alsace se trouvent dans les illustrations de l’Hortus Deliciarum, encyclopédie chrétienne datant du XIIe siècle. La première crèche domestique mentionnée à Strasbourg était la propriété de l’Ammeister (le maire) Peter Schott au XVe siècle. 

Mais ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que les crèches sortent des églises pour venir orner les foyers catholiques pendant la période de Noël. A l’origine, elles sont rudimentaires : il n’y a qu’un seul personnage, l’Enfant Jésus, emmailloté dans des langes. La tête est modelée dans la cire et le corps constitué par un morceau de bois enveloppé de tissu. Bientôt, d’autres personnages apparaissent : Marie, Joseph, les bergers et les rois mages. 

En Alsace, la tradition est de laisser la crèche en place sous le sapin jusqu’à la Chandeleur (2 février) et de n’y placer le petit Jésus que dans la nuit du 24 au 25 décembre.

Texte : Adrien Fernique et Jean-François Kovar